Sandra Lachance

  • Sandra Lachance, Jeux cruels

En résidence | In residency : 05.2014
Présentation publique | Les Consultations : 30.05.2014

 

BIOGRAPHIE
Née en 1979, Sandra Lachance a obtenu une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM ainsi qu’un post-diplôme du Studio National des Arts Contemporains Le Fresnoy. Elle vit à Montréal et travaille en France et au Québec. Ses réalisations, que l’on peut associer au portrait, s’attachent à différents groupes sociaux particuliers, comme les détenus, les personnes âgées, les pêcheurs. Motivée par la relation à l’autre, Sandra Lachance cherche à décloisonner les classes sociales : elle fait entrer l’art là où on ne l’attend pas. Un peu à la manière d’une journaliste, d’une anthropologue ou d’une réalisatrice, elle utilise l’art pour s’approcher du quotidien, pour en révéler la beauté et l’authenticité, pour réduire la capsularité de notre individualisme. Elle densifie la notion de « l’ordinaire » et met en place des systèmes d’exploration et de narration dans une pluralité d’espaces virtuels, fictionnels et urbains.
 

DÉMARCHE
Ma démarche artistique s’articule autour de la création d’histoires quotidiennes par l’entremise de mises en scènes. Plus précisément, je m’intéresse au portrait comme construction de l’image. J’entre en relation avec l’autre afin de mieux le connaître, pour ensuite rendre toute sa profondeur et sa complexité à travers mes photographies. Je crée un contexte qui permet l’expression de la fiction, tout en m’inspirant de ce qui existe, de ce que je perçois et que je vois. La construction d’un univers de fiction et de rencontres permet au sujet de se dévoiler davantage ou d’emprunter des voies insoupçonnées.

Aujourd’hui, le portrait se présente sous de multiples formes et soulève diverses interrogations quant aux enjeux identitaires. Charles Grivel décrit le portrait comme la convergence de l’être et de sa ressemblance. C’est cette convergence qui m’intéresse et qui définit mon approche photographique depuis plusieurs années. Je pose un regard artistique sur le sujet et je réfléchis aux enjeux propres à chaque humain. Ainsi, ma démarche s’inscrit plutôt dans la simplicité des rencontres, d’humain à humain. Je souhaite témoigner de ces échanges et les inclure comme un phénomène en soi dans ma pratique artistique, et, par le biais de la création d’une œuvre, exposer des facettes de l’humain souvent passées sous silence. Si la réalité des modes de vie de certains groupes de personnes m’interpelle, je cherche également à brouiller ce réel en y introduisant de la fiction. Les histoires racontées par ces personnes ont également une part très grande dans ma pratique et je m’autorise souvent de les exploiter dans mes œuvres.
 

PROGRAMME de RÉSIDENCE

Jeux cruels
Je continue de densifier la notion de « l’ordinaire » par la mise en place d’un système d’explorations et de narrations dans une pluralité d’espaces. Ainsi la série de photographies Jeux cruels interroge le passage impalpable de l’insouciance de l’enfance à l’éveil de la puberté. Je vous propose une série de portraits de jeunes Inuits que j’ai suivi sur le territoire du Nuvavik. Été 2013, 59e parallèle nord – Les enfants d’Inukjuak délaissent leurs jouets. Garçons et filles prennent chacun de leur coté la direction du monde qui les entoure. Un monde à la fois dur, implacable, et emprunt de poésie et d’onirisme.
 

LA PRÉSENTATION | LES CONSULTATIONS
Sandra présentera sa démarche de même que la série Jeux cruels à l’occasion des Consultations du mois de mai.
 

sandralachance.net