Martine Boisvert

  • Martine Boisvert, Aurélien (série 01), Sérigraphie, lithographie, chine collé, 2013

BIOGRAPHIE

Diplômée en histoire de l’art à l’Université de Montréal (mineur 2001), Martine a complété un baccalauréat en arts visuels à l’Université du Québec à Montréal en 2004, année au cours de laquelle elle a achevé sa scolarité à l’École Supérieure des Beaux-Arts de Marseille.

Son travail de création est placé depuis quelques années sous les angles de la figuration, du passage du temps et du souvenir. Le choix de l’image imprimée comme médium lui permet une vaste gamme d’interventions et contribue à établir un dispositif de traitement de ses sujets, selon le principe de répétition et d’altération. Toutes les techniques reliées à ce champ lui permettent de mettre en évidence l’effet recherché et sont également propices à la réflexion.

 

DESCRIPTION DE PROJET

Relativement à mon intention de recherche, j’aimerais aborder les différentes évocations d’une même expression idiomatique selon la langue d’usage. Je souhaite les traiter de façon narrative et imagée par le biais, d’abord, de la photographie et du dessin. Dans la poursuite de ma réflexion artistique orientée vers l’art imprimé et caractérisée par un plaisir de travailler la sérigraphie et la lithographie, je voudrais également faire intervenir ces procédés en cours de processus.

Une douzaine de collaborateurs sont invités à participer. Je leur propose de soumettre une image pour chacune des trois expressions idiomatiques choisies. Je travaille moi-même en parallèle les mêmes expressions, dans leur version anglaise et française. En combinant le résultat des recherches de mes collaborateurs à mes propres images, j’entends donner au sens initial une perspective nouvelle.

Jouer avec le registre d’images, utiliser deux fonctionnements de langage et multiplier les interventions génèrera une composition visuelle dense. En m’éloignant du principe qui suggère une utilisation parcimonieuse de l’expression idiomatique au quotidien, je veux surutiliser son pouvoir évocateur et ainsi complexifier, de façon délibérée, le processus pour brouiller les pistes, mais aussi pour mieux l’enrichir.


L’artiste aimerait remercier Marie-Ève Lacasse, Jean-Marie Jot, Marianne Giguère, Natasha Prévost (en coll. avec Georges Kontoyiannis), Sébastien Lépine, Claudia Pharès, Katerine Gagnon, Audrey Kinkead, Philippe Boisvert, Julie Boisvert et Francisco Sottolichio pour leur participation au projet.