Louis Perreault

  • Louis Perreault, Sur la trace du renard, 2011

Présentation publique | Les Consultations : 07.12.2012

 

BIOGRAPHIE
Louis Perreault vit et travaille à Montréal où il enseigne la photographie au Cégep André-Laurendeau. Il détient un maitrise en arts visuels, obtenu au programme interdisciplinaire de l’Université Concordia (M.A. Fine arts, Special Individualized programs) ainsi qu’un baccalauréat en beaux-arts, avec majeure en photographie, de la même université. Son travail a été exposé dans quelques expositions individuelles et de groupe ici et ailleurs. En 2012, il crée Les Éditions du renard, une maison de microédition visant la production de livres d’artistes et de fanzines photographiques.
 

LA PRÉSENTATION | LES CONSULTATIONS
Depuis quelques temps, mon travail photographique s’oriente autour de la ville et son occupation. Plus particulièrement, je m’intéresse aux différentes subdivisions du territoire urbain, à la signification et à la formation des communautés qui en résultent ainsi qu’à la notion de lieu qui se définit en chacun de ces endroits d’une manière différente.

La photographie, à l’intérieur de ce champ d’investigation, devient un outil permettant aux êtres et aux choses d’atteindre le seuil de la visibilité. En ce sens, j’utilise le pouvoir élémentaire de la photographie (celui de reproduire le monde du réel) afin de donner une visibilité aux enjeux qui m’occupent. Mon approche est sobre, directe et attentive autant aux détails banals du territoire qu’aux manifestations plus grandioses des arrangements naturels et urbains.

Dans le projet , mon travail s’acharne non seulement à rendre visible les traces d’occupation d’un site postindustriel périphérique à la ville habité, mais aussi le parcours de ma documentation. Ainsi Sur la trace du renard se veut autant un travail documentaire à propos d’un lieu qu’une recherche où l’acte même de documenter est mis en avant-plan. Cette stratégie se déploie dans les images du projet (au travers de certaines images récurrentes par exemple), mais aussi à l’intérieur d’un récit de production qui accompagne les images du projet et qui tente de rendre évident le parcours singulier de la production du projet.

Cette mise en abime de l’acte documentaire fait partie de mes préoccupations récentes et plus particulièrement de mon désir de trouver des manières nouvelles et personnelles de représenter des lieux. Au centre de ces préoccupations se trouve donc un désir de m’inscrire à l’intérieur même de mes sujets, en reconnaissant et en mettant en scène l’inévitable subjectivité de ma démarche.

Le but de ma présentation au Cabinet sera donc d’exposer les résultats de cette approche à l’auditoire. Or, ce sera aussi l’occasion de réfléchir au rôle du processus dans la construction d’un projet documentaire. Alors qu’on aborde un sujet (quel qu’il soit) sous l’angle du documentaire, peut-on réellement laisser de côté le contexte à l’intérieur duquel ce travail sera produit ?

www.louisperreault.com