Guylaine Séguin

  • Desillusion no1, 2014

En résidence | In residency : 15.06.2015 – 14.07.2015
Présentation publique | Public talk : date à venir
 

BIOGRAPHIE
Originaire de Rouyn-Noranda, Guylaine Séguin vit et travaille à Montréal. Elle a obtenu une maîtrise en Arts visuels à l’UQÀM en 2010 et expose professionnellement depuis 2003. Son travail est principalement constitué d’images photographiques et vidéographiques, souvent sous forme d’installation in situ. Elle s’intéresse à l’image comme mode faillible de représentation de la réalité, notamment celles créées par l’architecture. Depuis peu, elle s’intéresse également à l’abstraction en photo et au travail du son comme mediums générant des états, par opposition à la représentation. Elle s’implique dans l’organisme de recherche et de diffusion artistique La Chaufferie et enseigne les arts visuels au Cégep du Vieux Montréal.
 

DÉMARCHE
Par son travail, Guylaine cherche à débusquer les situations où les images se dénoncent elles-mêmes en tant que simulations du réel, mettant ainsi en faillite leur propre fonction de représentation. Son travail révèle les collisions entre le réel et la fiction, court-circuitant ainsi le fonctionnement de l’image basé sur l’illusion.

Son sujet de prédilection est l’architecture: les bâtiments et édifices comme dispositifs générant des images de même que les panneaux de promotion immobilière présentant des illustrations d’édifices à venir. Malgré une approche documentaire et descriptive de ses sujets, le cadrage et le point de vue font glisser l’image dans une fiction visuelle frôlant parfois l’illusion d’optique, ébranlant notre perception de ce qu’est la réalité.

Ces différentes stratégies pourraient épuiser l’image et sa fiction, ce qui se passe en partie. Mais celle-ci résiste, car les stratégies utilisées semblent du même coup lui conférer une part de mystère, la transformant en énigme à résoudre. Tel que le mentionne Jacques Rancière dans son texte La vie des images (2010), « les images ne sont pas des reflets, des ombres ou des artifices, elles sont des êtres vivants, c’est-à-dire des organismes doués de désirs (…) oscillant entre l’expression d’un manque et d’un souhait et l’affirmation qui prolifère sans finalité. »

 

PROJET DE RÉSIDENCE
– L’observation des images –

« Dans mon parcours, j’ai beaucoup travaillé l’installation d’images in situ en lien avec des lieux donnés, mais je souhaiterais maintenant que les images s’installent en elles-mêmes, c’est-à-dire réaliser des images en tant qu’images et les présenter comme telles.

J’aimerais donc poursuivre ma recherche personnelle en développant une série de dytiques intitulée Les Désillusions. Il s’agit de mettre en parallèle des images photographiques – glanées dans la ville ou dans mon environnement quotidien – dont le cadrage rend ambiguë la nature et la compréhension des images, dont les caractéristiques mettent en péril sa fonction de représentation en révélant juste ce qu’il faut de son subterfuge.

J’ai une banque d’images personnelles que j’accumule depuis un certain temps et que je continue d’enrichir. Je voudrais revenir sur ces images afin d’en extraire les plus cohérentes et les compléter par des prises de vue supplémentaires si nécessaire. Suivra ensuite l’assemblage en paires afin de constituer un corpus spécifique d’images photographiques à imprimer. »

www.guylaineseguin.com

www.cooplezarts.org/membres/seguin-guylaine