Evelyne Chevallier

  • Evelyne Chevallier, United snakes of America / New York, USA
  • Evelyne Chevallier, Paris a le blues / Paris, France
  • Evelyne Chevallier, Abra pampa en flammes / Argentine
  • Evelyne Chevallier, Travail en cours, Montréal, Canada
  • Evelyne Chevallier, Travail en cours, Montréal, Canada
  • Evelyne Chevallier, Travail en cours, Montréal, Canada
  • Evelyne Chevallier, Travail en cours, Montréal, Canada
  • Evelyne Chevallier, Travail en cours, Montréal, Canada
  • Evelyne Chevallier, Travail en cours, Montréal, Canada
  • Evelyne Chevallier, Travail en cours, Montréal, Canada

En résidence | In residency : 07 – 08.2014
Présentation publique | Public talk : 27.08.2014

 

BIOGRAPHIE
Née en France. Licence de sociologie – Université Paris X – Nanterre.

Evelyne Chevallier a travaillé pendant 20 ans dans le monde de la photographie comme productrice, chef de service photo, chef de projet, journaliste, iconographe. En 2010 au cours d’un voyage dans le nord de l’Argentine, elle décide de s’y installer ¾ du temps. Face à la Cordillère des Andes, c’est la fascination pour une nature si puissante, la solitude récurrente à cette vie dans le désert, et la découverte de ces mots « graffés » comme partout pour crier ses amours ou sa douleur, qui l’incitent à trouver une échappatoire : le photocollage numérique. Un travail – passion devenu permanent qui initié en Argentine a suivi son chemin en France, puis à New York et au Canada aujourd’hui.
 

DÉMARCHE
C’est en Argentine que j’ai entrepris cette quête photographique des écritures de rue. Graffitis, pochoirs, gravures, symboles… Toutes les expressions graphiques transmettent une information. De ces photos je fais des collages. Le tirage final reflète un moment particulier de la société d’où viennent ces écritures. Assemblés par thèmes, ces collages permettent une concentration des messages les plus inventifs, poétiques ou insolites.

Les graffitis existent depuis la nuit des temps, témoignages d’une pensée populaire, rebelle ou philosophique. Aujourd’hui s’y ajoute une forte notion d’identité, illustrée par les tags. Dans un monde où l’anonymat prime, on appose sa signature de façon répétitive pour dire son existence.

Le graffiti assimilé à un langage universel a ses spécificités selon les lieux. Il est intéressant de constater qu’à Buenos Aires, Paris ou New York les murs sont tapissés d’animaux comme si le besoin de renouer avec la nature était vital dans les mégapoles. D’où qu’ils soient, ces messages sont des témoignages vivants. Peu importe leur langue. C’est la vox populi qui s’exprime: « Si les medias vous appartiennent, les murs sont à nous ».

Le talent, la fantaisie, l’originalité de ces artistes anonymes m’ont inspirée pour réaliser ces photos collages. Les exposer est ma façon de les remercier.
 

PROGRAMME de RÉSIDENCE
Ma démarche n’a de sens que si cette recherche d’écritures dans les espaces publiques se prolonge. Il n’est pas de ville, de village ou de hameau sans trace. Je compte bien trouver à Montréal des témoignages d’une culture québécoise, différente de ma culture française, de sa voisine anglo-saxonne et à fortiori de l’Argentine. Si certains messages tendent à l’universel, ils gardent en fonction des lieux et des propos leurs propres expressions.

Ce que je cherche en priorité sont les mots écrits spontanément et individuellement. Ce qui n’empêche que certains graphismes ou dessins peuvent également trouver leur place dans mes collages. Ce travail peut être apprécié d’un point de vue artistique, mais il vise aussi à être considéré comme une observation, un témoignage anthropologique d’un moment précis de l’histoire d’une ville et de sa culture populaire à un instant donné.

Les graffitis étant par définition voués à disparaître. Que ce soit de façon volontaire ou par l’usure du temps, ces photos permettent de prolonger leur vie éphémère.

evelynechevallier.wordpress.com

evelyne chevallier sur tumblr