Caroline Boileau

  • Caroline Boileau travail en cours.

BIOGRAPHIE

Née à Montréal (Québec) en 1970, vit à Montréal.
Caroline Boileau poursuit une réflexion sur le corps et la santé à travers une pratique qui conjugue l’action performative, le dessin, la vidéo et l’installation. Animée par une attention fine au contexte humain, sa réflexion est fortement inspirée et imprégnée par l’univers médical et pharmacologique dans lequel, en parallèle à son travail d’artiste, elle a évolué pendant plusieurs années.
Depuis 1995, elle a participé à plusieurs résidences au Canada et en Europe. Son travail a été présenté lors d’expositions au Canada, aux États-Unis, en Belgique, en Espagne, en Autriche, en Finlande et au Brésil. Elle détient une Maîtrise de l’université Concordia. Son travail en dessin est représenté par Espace Robert Poulin à Montréal et elle est membre du Regroupement des arts interdisciplinaires du Québec (RAIQ).
 

LE PROJET

Quelques notes sur mes intentions de travail

En parallèle à ma pratique en dessin, voilà plusieurs années que les photos de performances et d’interventions s’accumulent. Comment réconcilier les deux ? Comment présenter dessins et photographies à l’intérieur d’un même corpus d’œuvres ? Comment ramener les photographies plus près du dessin ? Comment faire interagir les dessins avec les photographies ?

Dans les deux cas, le corps est omniprésent : corps en mouvement et en attente de quelque métamorphose, corps transparents où les organes voyagent à leur guise, corps qui empruntent organes et membres à d’autres créatures issues des règnes animal et végétal. Le travail en dessin renvoie aussi aux planches anatomiques de différentes époques grâce auxquelles on tente de comprendre l’organisation des organes en organisme, parfois en inventant ce qui demeure opaque, parfois en refusant ce qui se donne à voir. Tous ces corps flottent dans l’espace vide de la page blanche, ces êtres sont leur propre contexte. L’espace blanc et vide de la page suggère que dans ce rien, tout est possible.

La grande différence entre ces deux corpus de travail réside dans le contexte, dans la relation du fond à la forme. Les performance photographiques, elles, inscrivent les corps dans des contextes particuliers ; espaces publics, architecturaux, institutionnels, ‘naturels’. Les corps croqués sur le vif tentent dans ces environnements des gestes incongrus, hors normes où les actions de grimper et des tomber de haut sont récurrentes.

Comment faire alors ? Peut être en trichant un peu avec pixels, couleurs et plans, en utilisant le collage et des interventions dessinées sur les images photographiques. J’ai plusieurs pistes, sans doute trop pour une seule période de résidence. J’ai surtout un urgent besoin de débuter le travail, besoin de temps pour me plonger dans ma banque d’images graphiques et photographiques, pour commencer à traduire une partie de ces documents en œuvres hybrides et solidaires.

www.carolineboileau.com